Matière · Guide 2026
Gestion à l’examen VTC : les notions à maîtriser
L’épreuve de gestion comprend 16 QCM et 2 QRC en 45 minutes, avec un coefficient de 2. Elle demande de lire des documents comptables, de faire quelques calculs simples et de choisir un cadre juridique cohérent. Une note inférieure à 6/20 est éliminatoire.
1. Chiffre d’affaires, charges et résultat
Le chiffre d’affaires est le total des prestations vendues avant déduction des charges. Le résultat est la différence entre les produits et les charges : positif, c’est un bénéfice, négatif, c’est une perte. Une entreprise peut donc avoir beaucoup de chiffre d’affaires et peu de bénéfice.
- une charge fixe varie peu avec le nombre de courses (abonnement, assurance annuelle) ;
- une charge variable évolue avec l’activité (carburant, recharge, commission calculée sur les courses) ;
- le seuil de rentabilité est le chiffre d’affaires pour lequel le résultat est nul.
2. Le compte de résultat et l’EBE
Le compte de résultat présente les produits et les charges d’une période, alors que le bilan décrit la situation à une date. Les ventes de prestations sont des produits ; le carburant, l’assurance, l’entretien, les commissions et les dotations aux amortissements sont des charges.
L’excédent brut d’exploitation (EBE) mesure la performance de l’activité courante avant les dotations aux amortissements et provisions, le résultat financier, le résultat exceptionnel et l’impôt sur les bénéfices. Il ne se confond ni avec le chiffre d’affaires ni avec la trésorerie. Autres notions du cours : une créance client est une facture émise mais pas encore encaissée, une dette fournisseur est une facture d’achat pas encore payée.
3. La TVA
Le transport de voyageurs est normalement soumis à la TVA à 10 % en France métropolitaine. La TVA collectée est facturée au client ; la TVA déductible est supportée sur les achats professionnels et récupérable lorsque les conditions légales sont remplies. La TVA à décaisser est la TVA collectée moins la TVA déductible.
Le piège classique : la TVA comprise dans un prix TTC ne se calcule pas en appliquant 10 % au TTC. Pour un taux de 10 %, la formule est TTC × 10 / 110. Exemple du cours : 30 € TTC contiennent environ 2,73 € de TVA. Une entreprise en franchise en base ne facture pas la TVA et ne déduit pas celle de ses achats.
4. Entreprise individuelle et sociétés
Une personne seule peut exercer en entreprise individuelle, en EURL (SARL à associé unique) ou en SASU (société par actions simplifiée à associé unique). La micro-entreprise est un régime simplifié de l’entreprise individuelle, pas une forme juridique distincte : les charges réelles n’y sont pas déduites une par une, l’administration applique un abattement forfaitaire au chiffre d’affaires déclaré.
Une entreprise individuelle peut embaucher. Depuis 2022, le patrimoine professionnel et le patrimoine personnel de l’entrepreneur individuel sont en principe séparés, avec les exceptions prévues par les textes. Une société publie normalement un avis de constitution dans un support habilité.
5. Marge sur coûts variables et trésorerie
La marge sur coûts variables, c’est le chiffre d’affaires moins les charges variables. Elle sert d’abord à couvrir les charges fixes, puis à dégager un résultat. Trois formules à connaître :
- taux de marge sur coûts variables = marge sur coûts variables / chiffre d’affaires × 100 ;
- seuil de rentabilité = charges fixes / taux de marge sur coûts variables ;
- solde de trésorerie = encaissements − décaissements.
La trésorerie suit les encaissements et décaissements réels. Elle ne se confond pas avec le résultat : une facture client non réglée augmente le résultat sans apporter d’argent sur le compte. Un plan de trésorerie permet d’anticiper ces décalages mois par mois.
6. Formalités, facturation et conservation
Les formalités de création, de modification et de cessation d’activité se font en ligne sur le guichet unique des formalités des entreprises, opéré par l’INPI. Une facture doit être numérotée et datée, identifier les parties, décrire la prestation et son prix. Les factures clients et fournisseurs sont des pièces comptables à conserver dix ans à partir de la clôture de l’exercice. Le cours résume l’essentiel en trois réflexes : prévoir, facturer, conserver.
Comment réviser cette matière
La gestion se révise par les formules et par les paires de notions qu’on confond : chiffre d’affaires et bénéfice, résultat et trésorerie, charge fixe et charge variable. Refaites chaque calcul à la main plusieurs fois, en particulier la TVA incluse. Le test de niveau gratuit contient des questions de gestion, et le guide des notes explique le seuil éliminatoire de 6/20.
La réglementation évolue : en cas de doute sur une valeur, vérifiez toujours sur les sources officielles.